La Der des Der…

août 20th, 2009

Je sais cela fait longtemps que je n’ai rien écrit. Peut être pensez vous que l’enthousiasme de mes premiers pas en Martinique s’est fané, mais il n’en est rien. Seul le temps m’a manqué, occupé que j’étais à profiter de mes dernières semaines de vie insulaire. Et pour profiter, j’ai profité. Le tour des yoles, la randonnée Prêcheur-Grand Rivière, l’Habitation Clément, les plages idylliques et les soirées plus ou moins arrosées.

Le tour des yoles rondes

Mais commençons donc par le tour des yoles : tous les ans, ces petites embarcations de bois munies d’une grande voile rectangulaire accomplissent la circumnavigation de la Martinique en huit étapes ; un prologue puis une étape pour chaque jour de la semaine de fête qui rassemblera une grande partie de la population martiniquaise. Cette année, une trentaine d’équipages aguerris se trouvaient au départ de la course dans la rade du Vauclin, commune du Sud Atlantique. Malgré le peu de concurrents sur la ligne de départ, la course des yoles reste impressionnante de part l’ampleur de la flotte de bateaux suiveurs accompagnant ces embarcations rudimentaires. Quelques 500 catamarans, bateaux à moteurs et jet skis frôlant la collision s’élancent sur la mer, cherchant à voir au mieux les concurrents, mais surtout à se montrer et à faire la fête.

J’ai pris part à l’avant dernière étape qui contournait la pointe sud est de la Martinique, de l’Anse Figuier (pas très loin de mon hôtel) au Vauclin. J’étais à bord du bateau de mon directeur : une dizaine de mètre seulement mais deux gros moteurs totalisants tout de même 500 chevaux. De gros creux au Diamant et dans le canal de Sainte Lucie nous ont secoués un peu mais les embruns et le soleil était là pour nous consoler. Petite baignade et petit rhum aux fonds blancs en passant.

Une fois la course terminée (vers 13h00) tous les bateaux sont allés mouiller dans une petite baie bien protégée des assauts de l’Atlantique. Barbecue sur les bateaux, Zouk ou Reggae à fond les manettes et antillaises aux maillots de bains inconsistants, il faisait chaud chez les matelots. Mais je vous laisse apprécier quelques photos que j’ai pu prendre :

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Du Prêcheur à Grand Rivière :

Week-end suivant : nous partons en ballade avec Johnny et un ami à lui faire une des plus grandes randonnées de l’île : 20 km du Prêcheur à Grand Rivière à travers la jungle. En fait, j’avais déjà fait une toute petite partie du chemin lorsque j’ai écrit mon article « une ballade dans le nord » que vous trouverez plus bas. Le beau temps était de la partie et c’est à bout de force que nous sommes arrivés à Grand Rivière. Il faut dire qu’en partant à 13h00, on est arrivé à 17h30, ce qui veut dire qu’on n’a pas lambiné! Un pêcheur nous a ensuite ramené en barque jusqu’à notre point de départ pour récupérer ma voiture. Seulement, en débarquant, je me suis aperçu que j’avais perdu les clés ! Je vous raconterai comment nous nous sommes sortis de la jungle infestée de mygales, en pleine nuit et sans réseau pour le portable si j’ai le bonheur de vous voir en rentrant. Encore une fois, quelques photos pour agrémenter mon discours :

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L’Habitation ClémentA ne pas manquer si vous venez en Martinique ! Au François, un peu au dessus du Vauclin. C’est l’endroit ou étais produit le rhum Clément jusque dans les années 80. Depuis, la production a été déplacée plus loin dans les terres, laissant au Domaine de l’Acajou le privilège du vieillissement des rhums en futs de chêne, dans des chais ou il ne vaut mieux pas allumer un clope étant donné les vapeurs d’alcool qui y flottent. 

La visite commence par une superbe palmeraie rassemblant une grande variété de … palmiers bien sûr. L’ambiance est à la détente nature et à la promenade paisible en cette fraîche matinée d’été. Chaque arbre dispose d’une plaque d’identification et un audio guide très bien fait permet de parfaire sa culture botanique. On visite ensuite l’ancienne distillerie où tous a été restauré. Un parcours parsemé de plaques descriptives nous fait comprendre l’élaboration du rhum dans le détail. Vient ensuite la visite de l’habitation en elle-même dont le cœur date du XVIIe siècle et qui a accueilli le sommet Franco Américain à la sortie de la guerre du golfe. Deux expositions d’art contemporain nous font un peu changer d’air, et pour finir, une dégustation de rhum très vieux valant bien des cognacs. Ceux qui me croiseront à mon retour pourront le gouter car j’en ramène deux bouteilles !

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La Baraqu’Obama

Plus rustique mais non moins accueillante ! C’est le bistrot sur le port de Sainte Luce où j’aime aller boire un verre de temps en temps après le travail. J’ai sympathisé avec les patrons et j’y ai même joué un peu de guitare un soir.

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Les copains d’abord…

juillet 27th, 2009

Depuis quelque temps je me suis fait des copains, et voilà quelques photos commentées qui vous montreront avec qui je passe une partie de mes soirées:

Ballade en bateau avec Johnny (conducteur de travaux dans mon entreprise):

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Mon anniversaire au boulot: de gauche à droite: Adil, projeteur dans la boite depuis 3 semaines, Johnny, conducteur de travaux et projeteur, moi-même, Patrick, le directeur, Bertrand, responsable d’exploitation. 

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Un des chats de Johnny

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Sébastien, un copain de l’hôtel, raccorde la fibre optique pour internet

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Seb et moi à un barbecue chez des antillais à Anse à l’âne:

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Une soirée chez Johnny:

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Cynthia, la soeur de Johnny

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Une ballade dans le nord…

juillet 18th, 2009

Comme j’ai été un peu pris par le projet de station d’épuration cette semaine, je vous raconte maintenant la ballade que j’ai fait lundi (je faisais le pont…). Je suis parti dans le nord de la Martinique pour la journée, dans l’intention de faire une petite randonnée dans la jungle. Manque de pot, le chemin était quasi introuvable et envahi de fougères à hauteur d’homme. J’ai vite laissé tomber et je suis parti à la découverte des plages de la côte nord martiniquaise, auquelles on ne peut accèder qu’à pied. En effet, on ne peut pas faire le tour de la Martinique en voiture car une portion de côte d’une trentaine de kilomètres reste infranchissable pour tout type de véhicule motorisé.

Localisons déjà l’endroit grâce à Google Earth:

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 Voici quelques photos qui vous feront découvrir ces lieux beaux et surprenants:

La jungle

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 L’Anse Couleuvre

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 L’Anse Lévrier

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A la martiniquaise…

juillet 14th, 2009

On dirait bien que j’ai pris le rythme d’ici, j’allonge les délais et je n’ai pas écris grand chose en trois semaines. En fait, j’ai eu beaucoup de travail (sans rire), j’ai fait des semaines de fou, à bosser le soir jusqu’à huit heures et même le samedi. Ca va encore durer jusqu’au 21 juillet, jour de mon anniversaire, où nous allons rendre la dernière grosse offre. Comme quoi, les choses sont parfois bien faites.

 J’ai aussi trouvé des copains depuis quelques semaines au boulot et à l’hôtel donc je fais un peu plus la fête. Cela explique peut être pourquoi je n’ai pas trouvé le temps d’écrire sur ce blog le week-end. Les fêtes sont magnifiques ici, tout le monde danse sur la plage, non loin d’un barbecue où grésillent ribs de porc, brochettes et cuisses de poulets en cas de petit creux. Seul inconvénient, elles finissent très tôt: 22h30 en général, après la musique est interdite dans les bars de plage.

Qu’ai-je fait d’autre ces dernières semaines à part travailler et faire la fête? Eh bien je suis parti à la rencontre du monde sous marin. Je me suis acheté un masque et un tuba et j’ai découvert tous les poissons qui se promènent dans les eaux peu profondes. Dans des coins comme l’Anse Dufour ou les Anses D’Arlet, les rochers sont très riches en poissons de toute sorte: des rouges, des bleus fluo, des petits jaunes, des longs gris et mes préférés, des plats noirs avec des grandes bandes jaunes, malheureusement, je ne pouvais pas les prendre en photo sous l’eau et on ne trouve pas beaucoup de photos de poissons sur internet. En voilà quand même un que j’ai vu, histoire de marquer de marquer le coup:

petit poisson

J’en profite pour vous dire que je me suis inscrit pour mon baptème de plongée à 6m samedi prochain, je vous en dirai des nouvelles.

En attendant, quelques photos en vrac:

Ma superbe voiture bleue comme les poissons

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Un délicieux colombo de porc préparé par mes soins:

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Course de gommiers à Ste Luce:

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Une fois n’est pas coutume…

juin 25th, 2009

Je vais vous parler aujourd’hui de mon travail. Car, il faut bien le dire, il m’arrive de travailler entre les petites ballades que j’ai pu raconter. Commençons par une description rapide de l’entreprise qui a bien voulu me prendre en stage.

  • Nom: Entreprise Serge ZOZIME
  • Domaine: Travaux Publics, essentiellement dans le domaine de l’eau
  • Nombre de collaborateurs: 40 personnes environ
  • CA en 2008: 4 600 k€

Le logo:

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Mais qu’est-ce que je fais toute la journée me direz vous?

Commençons par le commencement: quand une collectivité locale, une agence de l’eau, ou tout autre organisme public souhaite voir des travaux réalisés, elle doit faire un appel à la concurrence ou, dans le jargon, elle doit passer un marché public. Ainsi elle publie une offre de marché auquelle n’importe quelle entreprise peut répondre. Mon travail est de répondre à de telles offres en proposant une solution et bien sûr un prix pour la réalisation des travaux demandés. Heureusement, je ne suis pas tout seul à faire ça car je ne suis pas encore un spécialiste du domaine et je vérifie chaque prix avec le directeur afin d’éviter les erreurs.

Ensuite, l’état d’esprit. Deux objectifs: trouver les solutions pour être moins cher que le concurrent tout en s’assurant le maximum de marge. C’est là que ce travail demande de la finesse et une grande expérience. Car vendre des travaux, ce n’est pas comme vendre des mobylettes: des tas de facteurs peuvent entrer en jeu (nature du terrain, fournisseurs différents pour le même produit, aléas climatiques, une multitude de solutions pour le même problème, etc…). Bon, c’est moins compliqué que la mécanique quantique (hein Pa’?) mais quand même.

Je suis donc en général dans mon bureau, rivé devant l’écran de l’ordinateur, sauf quand on part en reconnaissance avec Patrick, le directeur, pour se rendre compte des contraintes des sites des futurs chantiers. Et là je vous raconte pas la galère avec les embouteillages. Mais bon, ça fait voir du pays.

Quelques affaires sur lesquelles je travaille:

  • Assainissement du quartier Kerlys à Fort de France (EU + AEP)
  • Assainissement du quartier Ravine Vilaine à FdF (EU + AEP)
  • Refoulement et prétraitement des eaux usées à Schoelcher
  • Construction d’une station d’épuration HQE à Anse Dufour…

Mon bureau:

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Les locaux (avec le 4×4 du patron):

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Le matériel (!):

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Samedi, presqu’île de la Caravelle…

juin 16th, 2009

Carte de la Caravelle

Parti au hasard à la rencontre des rouleaux de l’Atlantique, je débarque à Trinité et je m’engage sur la route sinueuse qui mène vers le bout de la presqu’île, à Tartane, une zone très appréciée par les touristes en quête de belles plages et de tranquillité. Je me baigne à l’anse l’étang, moins sauvage que l’anse Dufour ou l’anse noire, mais largement aussi belle. C’est simple : chaque photo prise pourrait faire office de carte postale : des cocotiers en pagaille, du sable blanc et une eau cristalline. Quelques personnes ont tendu des hamacs entre les arbres et profitent du farniente propre aux plages martiniquaises.

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Je mange dans un restaurant de plage et je file en direction des ruines du château Dubuc (une habitation du XVIIe siècle ayant appartenu à de riches exploitants de la canne à sucre) d’où partent plusieurs sentiers de randonnée. Ayant toute l’après midi devant moi, je prends la plus grande boucle (2h30 disent-ils). Le sentier passe tantôt à l’intérieur d’épaisses forêts sous influence tropicale, tantôt sur le rebord de falaises volcaniques dominant de très belles petites anses de galets, battus par la forte houle de l’atlantique. Les vagues sont impressionnantes. Cette côte découpée n’est pas sans rappeler la Bretagne, s’il n’y avait bien sûr la chaleur sous laquelle je cuis doucement, rendant la digestion de mon colombo plutôt difficile…

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Le point d’orgue de la ballade est l’ascension d’un petit piton rocheux à 80m au dessus de l’océan. D’ici on est sensé voir la moitié de l’île, notamment la montagne pelée et les pitons du Carbet. Seulement, les nuages et la brume de chaleur recouvrent tout, comme d’habitude à cette saison. Le point de vue Sur la Baie du trésor en contrebas est néanmoins magnifique et c’est ainsi que j’entame la descente vers cette fameuse baie où, selon la légende, une caravelle aurait sombrée, emportant avec elle un fabuleux trésor. Pas de joyaux à l’horizon, mais une multitude de crabes violonistes et de bernards l’hermite gros comme des oranges. Au moindre pas ils décampent de tout côté, produisant des bruits de grattement un peu inquiétants. On longe la plage de la baie du trésor, où la mer d’huile contraste avec la fougue de l’Atlantique. Quelques épaves de cabanes en tôle rouillée, du sable noir durci par le sel, pas un chat à l’horizon, j’ai l’impression de me retrouver dans une version tropicale de Mad Max… Le sentier se termine à travers la mangrove où les crabes et leurs copains squatteurs sont encore plus gros. Je n’ose pas imaginer toutes les bestioles qui peuvent se tapir sous les grandes feuilles de Raisiniers tombés à terre (couleuvres, mygales, etc.).

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C’est plus qu’en nage que j’arrive à ma voiture, qui a passé 4h en plein soleil. Bien entendu, j’avais oublié d’emmener de l’eau et c’est avec un sourire ému que je repense à la bière bien fraîche que j’ai bu avant de repartir vers mon hôtel !

Voilà, une journée de plus en Martinique, dont j’espère le récit ne vous rendra pas trop jaloux, car aujourd’hui il pleut très fort. Eh oui, ça arrive aussi ! Il faut dire que je viens d’avoir deux semaines de grand beau temps…

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Une journée riche en émotions

juin 7th, 2009

Samedi 6 juin 2009:

Cette jounée fut particulièrement riche et intéressante; c’est pourquoi je vais en faire le récit par le menu.

Moi à l’anse Mabouya, le matin

J’attaque tranquillement la journée à 7h00 en allant me baigner à l’anse Mabouya (celle qui est à côté de l’hôtel), le soleil encore bas sur l’horizon fait jouer ses rayons à la surface de l’eau et sur les feuilles des arbres qui bordent la plage. A cette heure il n’y a personne et j’ai l’impression d’être un Robinson échoué sur quelque plage inconnue. Seuls les petits merles et les crabes me tiennent compagnie. J’ai la vision furtive d’un poisson très allongé à l’éclat métallique tout proche de la plage, mais le temps que je tourne la tête, il avait disparu. Il faut vraiment que je fasse de la plongée pour découvrir les merveilles que recèle la mer des Caraïbes!

 Fort de France

Sur le coup des 8h30, je pars pour Fort de France. Tiens, au passage, savez vous comment s’appelle les habitants de Fort de France? Ce sont les Foyalais, car avant la révolution, la ville s’appellait Fort Royal. Mais la langue créole se joue facilement de “r”, d’où le nom des habitants. A FdF, on a l’impression de débarquer dans une ville du Tiers Monde, les maisons sont de bric et de broc, la circulation est chaotique et on ne s’y sent pas à l’aise; des groupes de jeunes habillés “cainri” me jettent des regards louches et m’appelle lucky luke à cause du chapeau que j’ai mis pour me protéger du soleil qui cogne bien fort. Puisque je suis le seul blanc à trois kilomètres à la ronde, je me garde bien de dire quelquechose. Le vieux centre est quand même très sympa, bien que grouillant de monde. Après avoir acheté quelques bouquins à la librairie antillaise, je rentre chez moi, ce qui me prend plus d’une heure et demi pour 30 km.

 Sainte Luce

Après avoir déjeuné, je pars pour le bourg de Sainte Luce, histoire de faire une lessive. J’ai le bonheur de découvrir un charmant village de pêcheur, encore dans son jus, malgré les hôtels qui ont poussé tout autour. Il n’y a pas grand monde dans les rues car, heureusement, c’est la saison basse niveau tourisme; je bois une bière (une Lorraine) sur le port, je récupère mon linge et je rentre l’étendre à l’hôtel, avec l’intention de repartir vers l’ouest de l’île afin d’avoir mon premier coucher de soleil sur la mer.

J’atterris finalement, un peu par hasard, dans un lieu magnifique. Deux anses étroites se cotoient, séparées par une langue de terre d’une cinquantaine de mètres de large. Curiosité géologique due au volcanisme: à gauche l’anse Dufour avec son sable doré et ses yoles, et à droite l’anse Noire qui doit son nom à la couleur de son sable, gris anthracite, superbe, qui brille sous le soleil.

 Anse Dufour

Anse Noire

Après avoir copieusement fait trempette dans ce décor paradisiaque, je marche jusqu’au bout de la pointe qui sépare les deux anses, pour assister au coucher de soleil sur la Caraïbe, pile en face de moi. Vous pouvez regarder la vidéo que j’en ai fait un peu plus bas.

La journée se finit dans un minuscule restaurant. La terrasse de Chez Marie-Jo est vide car les nombreux touristes qui étaient sur les plages l’après midi sont tous rentrés dans leur hôtel ou leur bateau, laissant le hameau de l’anse Dufour à ses autochtones. Tant mieux, ces cons savent pas ce qu’ils ratent: un poisson entier grillé, ou plutôt un “poisson g’illé”, avec du riz parfumé, de l’igname et une succulente banane cuite et épicée, le tout pour 10€, dégusté sur une plage de rêve où le sourire des habitants n’a pas d’égal.

Vraiment, cette journée a été extraordinaire, ce qui a rendu mon dimanche plutôt pâle. J’espère que j’aurais d’autres expériences de ce genre à vous raconter.

Quoi de plus romantique qu’un tel couché de soleil? Peut-être de le partager à deux….

Recette du Ti’Vieux

juin 7th, 2009

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Recette du Ti’Vieux (Ti’Punch avec du rhum vieux): (le vrai, le bon, celui qui chauffe la gorge mais adouci le reste): Un fond de jus de citron vert, la même quantité de sirop de sucre de canne dans lequel on aura fait mariné des gousses de vanille, et un bon canon de rhum vieux (brun) de chez Trois Rivières. A boire d’un cul sec, car c’est comme ça qu’on fait en Martinique. On peut boire un peut d’eau gazeuse après pour faire passer. 9a vous  fait monter directement au 7eme Ciel, surtout quand on va se baigner dans une piscine à 28°C après!

Une première journée dans le 972 (prononcer “neuf-sept-deux”)

juin 4th, 2009

J’ai pris mon petit déjeuner sur la terrasse de l’hôtel d’où on peut admirer au loin le rocher du diamant, la vue est époustouflante. Je crois que je ne vais pas m’en lasser…

VUE DEPUIS LA TERRASSE DE L’HOTEL

Au travail, ça se passe bien. Pour l’instant je vais m’occuper de faire un devis pour un poste de relevage des eaux usées pour une commune du nord de la Martinique appelée Basse Pointe. C’est pas plus excitant que ça mais l’ambiance (de travail?) est bonne. J’ai mon propre bureau climatisé mais j’ai passé la majeure partie de la journée avec le Directeur (M.Guyot) qui m’a emmené un peu partout. J’ai notamment vu (de loin) le plus grand port de plaisance des antilles à Marin (commune qui porte bien son nom) où les yachts de luxe le dispute aux catamarans géants.

Toutes les personnes que j’ai rencontré (toutes antillaises) étaient super sympa, ce qui augure bien de mon séjour.

Après avoir récupéré ma voiture (une hyundai sans âge un peu déglinguée, sans compteur, puant l’essence mais qui roule pas trop mal, avec la clim en prime) et fini ma journée, j’ai fait des courses au Champion de Rivière Salée. Si la chaleur et les fruits tropicaux n’avaient pas été là, j’aurais pu me croire en Norvège (lol)! 5 € le paquet de pain Harrys ou 8€ les paniers de yoplait. J’y suis quand même arrivé (pour la somme rondelette de 103,90€), et j’ai de quoi faire pour une semaine… on comprend la révolte d’il y a quelques mois quand on sait que les antillais ne gagnent pas plus que nous.

Rentré à l’hôtel, après un repas frugal (la chaleur coupe un peu l’appétit), j’ai pu me baigné dans la piscine de l’hôtel au clair de lune: tout simplement fabuleux après cette journée à suer sur des tarifs de canalisations…

 Voilà; je donne’ai des nouvelles ce week end ap’ès avoi’, je l’espè’e, fait des choses un ti’ peu pu pa’pitantes.

Je vous emb’asse tous, Julien

Prologue_Un week-end à Dijon

mai 31st, 2009

Dernier week-end en famille avant le départ, mardi 2 juin 2009. Bons restaurants et petits adieux. Je pense bien à vous et à bientôt!


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